Un possible tournant diplomatique se dessine entre Téhéran et Washington. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a donné instruction d’engager des pourparlers avec les États-Unis autour du dossier nucléaire, selon des sources gouvernementales relayées par la presse iranienne. Aucune date n’a toutefois été annoncée pour l’ouverture officielle de ces discussions.
Cette décision survient dans un climat de vives tensions, les États-Unis laissant planer la possibilité d’une option militaire. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a néanmoins estimé qu’un accord restait envisageable, à condition qu’il soit « juste et équitable » et garantisse l’absence d’armes nucléaires en Iran. Une position qu’il a défendue lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CNN.
En parallèle, les efforts diplomatiques se multiplient. L’Iran a intensifié ses contacts avec plusieurs pays de la région, notamment la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Égypte, qui, avec le Qatar, jouent un rôle de médiateurs pour éviter une escalade militaire. De son côté, le président américain Donald Trump s’est montré ouvert à une issue négociée, exprimant l’espoir de parvenir à un accord dans les prochains jours.
