La Haute Cour fédérale d’Abuja a ordonné, lundi 15 juin 2026, à la Commission électorale nationale indépendante (INEC) de radier plusieurs partis politiques, dont le Congrès démocratique africain (ADC), l’une des principales formations de l’opposition nigériane. Cette décision fait suite à une plainte introduite par le Forum national des anciens législateurs, qui estime que plusieurs partis ne remplissent plus les critères constitutionnels leur permettant de conserver leur enregistrement officiel.
Selon les plaignants, ces formations politiques n’ont remporté aucun siège électif ou n’ont pas atteint le seuil de 25 % des suffrages lors des précédentes consultations électorales. Le tribunal a ainsi demandé à l’INEC de retirer ces partis du registre électoral et de leur interdire toute participation aux prochaines échéances électorales, notamment les élections générales prévues en 2027 ainsi que les élections partielles de gouverneurs.
Si cette décision est effectivement mise en œuvre, elle pourrait profondément remodeler le paysage politique nigérian en réduisant considérablement le nombre de partis autorisés à concourir. Elle suscite déjà des interrogations sur ses conséquences pour le pluralisme politique et la représentation de l’opposition dans le pays.
