La mer ne charrie pas que du sable et des débris de bois. Sur le littoral de Tohouè, à Sèmè-Okoun, elle aurait servi, ces dernières semaines, de voie de transit à une cargaison d’un tout autre genre : du chanvre indien.
Depuis plus d’un mois, des informations jugées dignes de foi faisaient état de l’acheminement, par voie maritime, de cette substance illicite vers les rives de Sèmè-Okoun. Une fois débarquée, la marchandise devait être chargée à bord de véhicules pour être acheminée vers d’autres destinations.
Alertés, les éléments du commissariat de l’arrondissement de Tohouè mettent discrètement en place un dispositif pour intercepter la cargaison. L’opération porte ses fruits dans la nuit du vendredi au samedi 29 août 2026.
Une Toyota Highlander est alors interceptée alors qu’elle est en cours de chargement d’une importante quantité de chanvre indien.
À l’arrivée des policiers, le convoyeur et les personnes présentes sur les lieux parviennent toutefois à prendre la fuite. La marchandise, elle, ne leur échappera pas.
Après pesée, la quantité saisie est évaluée à 265 kilogrammes et 25 grammes de chanvre indien.
Les investigations se poursuivent pour identifier et retrouver les personnes impliquées dans ce trafic. Les présumés membres du réseau, une fois interpellés, devraient être présentés au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), qui appréciera les suites judiciaires à donner à cette affaire.
