La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de Organisation des Nations unies (ONU) suscite de vives réactions au Sénégal et au-delà. Officiellement présentée début mars 2026 à New York par le Burundi, cette candidature intervient dans le cadre du processus de désignation du successeur de l’actuel secrétaire général António Guterres.
Selon plusieurs observateurs, certains responsables africains estiment que le continent devrait se mobiliser pour soutenir un candidat africain à la tête de l’ONU. Pour eux, l’Afrique, qui n’a jamais dirigé l’organisation depuis sa création, devrait parler d’une seule voix afin de renforcer ses chances dans cette compétition diplomatique internationale.
Mais au Sénégal, l’initiative divise. Des organisations de la société civile et des collectifs de victimes des manifestations politiques des dernières années dénoncent une candidature qu’ils jugent controversée. Certains critiques évoquent même une tentative de repositionnement politique sur la scène internationale après la fin du mandat présidentiel de Macky Sall en 2024.
Le choix du futur secrétaire général de l’ONU est un processus complexe qui implique notamment les recommandations du Conseil de sécurité et un vote de l’Assemblée générale. Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall s’ajoute à celles d’autres personnalités internationales déjà en lice pour diriger l’organisation à partir de 2027.
Malgré la polémique, certains partisans estiment que l’expérience internationale de l’ancien chef d’État, ancien président de l’Union africaine, pourrait jouer en sa faveur si l’Afrique parvient à s’accorder autour de sa candidature.
