Au cinquième jour d’un conflit qui prend une ampleur régionale, Israël a annoncé, ce mercredi 4 mars, avoir déclenché une « large vague » de nouvelles frappes contre des cibles en Iran. En riposte, Téhéran poursuit ses tirs de missiles en direction d’Israël et vers la région du Golfe, alimentant une spirale militaire dont les répercussions dépassent désormais le seul théâtre des opérations.
L’armée israélienne affirme avoir neutralisé près de 300 lanceurs de missiles iraniens et éliminé à Téhéran un haut responsable militaire chargé des opérations liées au Liban. Parallèlement, des troupes israéliennes ont été positionnées en plusieurs points du sud du Liban, faisant craindre une extension du conflit. Le bilan humain s’alourdit : selon le Croissant-Rouge iranien, au moins 787 personnes ont été tuées depuis le début des frappes américaines et israéliennes, tandis qu’une ONG évoque près d’un millier de blessés. Plus de 150 villes et des centaines de sites auraient été touchés.
L’impact économique se fait déjà sentir. Les tensions ont provoqué une flambée des prix du pétrole et une forte nervosité sur les marchés financiers. En Asie, la Bourse de Séoul a même dû suspendre temporairement ses échanges après une chute marquée, illustrant l’inquiétude croissante face à l’embrasement du Moyen-Orient.
