Le conflit déclenché le 28 février entre Israël et les États-Unis d’un côté, et l’Iran de l’autre, prend une nouvelle dimension régionale. Après plusieurs vagues de frappes contre des cibles iraniennes, l’armée israélienne a également bombardé des positions du Hezbollah au Liban, en riposte à des tirs de drones et de missiles revendiqués par le mouvement chiite.
Selon Tel-Aviv, l’opération militaire a déjà permis d’« éliminer 40 hauts gradés » iraniens, dont le Guide suprême Ali Khamenei. De leur côté, Washington et Israël ont annoncé la poursuite, voire l’intensification, des frappes contre des objectifs stratégiques iraniens. L’armée israélienne a parallèlement décidé de mobiliser 100 000 réservistes afin de renforcer son dispositif sur les différents fronts.
Sur le terrain, la tension reste maximale. Des explosions ont été entendues à Jérusalem et dans la région de Tel-Aviv après le déclenchement d’alertes aux missiles. L’armée israélienne affirme avoir détecté des tirs en provenance d’Iran et activé ses systèmes de défense antiaérienne pour intercepter les projectiles, tout en appelant la population à rejoindre les abris.
Le conflit a également fait ses premières victimes américaines officiellement reconnues. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé la mort de trois soldats américains et cinq blessés graves, marquant un tournant sensible dans l’engagement de Washington.
À Téhéran, le ton se durcit. Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a exclu toute négociation avec les États-Unis, accusant le président américain Donald Trump d’avoir plongé la région dans le « chaos ».
Dans le même temps, un mécanisme de transition a été annoncé après la mort d’Ali Khamenei. Un triumvirat composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et d’un juriste du Conseil des gardiens devrait assurer la continuité institutionnelle.
Alors que les frappes se poursuivent et que les fronts se multiplient, la crainte d’un embrasement généralisé du Moyen-Orient devient de plus en plus palpable.
