Au Bénin, la démission de l’ancien président Thomas Boni Yayi de la tête du parti d’opposition Les Démocrates continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Le gouvernement béninois s’est également prononcé sur cette décision, qui intervient dans un contexte politique marqué par les préparatifs de l’élection présidentielle prévue le 12 avril prochain.
Interrogé sur la question, le porte-parole du gouvernement a indiqué que cette démission relève avant tout de la vie interne d’un parti politique. Selon lui, il s’agit d’une décision personnelle de l’ancien chef de l’État qui n’engage ni l’exécutif ni l’action gouvernementale. Il a rappelé qu’en démocratie, chaque formation politique est libre de s’organiser et de gérer ses affaires internes comme elle l’entend.
Pour l’exécutif béninois, le départ de Boni Yayi de la direction du parti Les Démocrates ne constitue donc pas un sujet de préoccupation. Les autorités affirment rester concentrées sur leurs priorités, notamment la gouvernance et l’organisation des prochaines échéances électorales.
Cette réaction intervient quelques jours après l’annonce officielle de la démission de Boni Yayi et de son fils Chabi Yayi du parti. L’information avait été rendue publique le 4 mars 2026 par le secrétaire national à la communication de la formation politique, Guy Mitokpè.
Fondateur et figure centrale du parti Les Démocrates, créé en 2019 et reconnu officiellement en 2020, Boni Yayi quitte ainsi la direction de la principale formation politique de l’opposition béninoise après plusieurs années d’engagement partisan.
