Six personnes mises en cause dans l’affaire de la femme violentée à l’aide du feu ont comparu ce vendredi 15 mai 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À l’ouverture de l’audience, les prévenus, majoritairement des jardiniers résidant à Ekpè, ont été appelés à la barre.
La victime, accompagnée de plusieurs avocats, était également présente rapporte Banouto. Les accusés sont poursuivis pour des faits présumés de viol, violences et harcèlement via des moyens de communication électronique. Tous ont rejeté les accusations portées contre eux et ont plaidé non coupable. Deux d’entre eux sont assistés par des avocats, tandis que les quatre autres assurent leur propre défense.
La question de la publicité ou du huis clos de l’audience a ensuite été débattue selon la même source. Une partie des avocats de la victime a plaidé pour un huis clos afin de préserver sa dignité et éviter la divulgation d’éléments sensibles. D’autres conseils de la partie civile ont au contraire estimé qu’un procès public pourrait avoir une valeur d’exemple pour la société. De son côté, le ministère public s’est prononcé en faveur d’une audience publique, estimant que les faits étant déjà connus, les débats peuvent se tenir ouvertement. La défense, quant à elle, s’est montrée neutre sur ce point, privilégiant surtout un procès équitable.
Les avocats des deux parties ont également demandé un renvoi de l’affaire afin de prendre connaissance des pièces du dossier et d’obtenir le certificat médical de la victime. Le parquet n’y a pas opposé d’objection. Un avocat de la défense a toutefois contesté la pertinence de certaines demandes de la partie civile précise Banouto.
Au terme des échanges, la Cour a maintenu les mandats de dépôt et a renvoyé l’affaire au 5 juin 2026 pour la poursuite des débats.
