Le Fonds monétaire international a validé l’achèvement des dernières évaluations liées aux programmes économiques engagés avec le Bénin depuis 2022, ouvrant la voie au décaissement immédiat d’environ 118 millions de dollars, soit près de 100 millions d’euros. Cette enveloppe se compose de 36,3 millions de dollars destinés à l’appui budgétaire classique et de 81,6 millions de dollars issus d’un mécanisme orienté vers les réformes climatiques et la résilience. Avec ce versement, le programme soutenu par l’institution internationale arrive à son terme. Depuis son lancement, près de 870 millions de dollars ont été mobilisés, dont environ 665 millions dans le cadre du programme économique principal et plus de 200 millions au titre du dispositif de résilience et de durabilité.
Les évaluations successives menées par le FMI ont porté sur la gestion des finances publiques, la mobilisation des recettes, le niveau d’endettement et la mise en œuvre des réformes structurelles. Les résultats ont été jugés globalement satisfaisants. En 2024, le déficit budgétaire a été réduit à 3,1 % du produit intérieur brut, proche de la norme fixée au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. La dette publique centrale s’est établie à 60,5 % du PIB après réévaluation, avec un risque de surendettement considéré comme modéré, sous réserve d’une gestion prudente des engagements publics.
Sur le plan économique, la trajectoire reste positive. Selon l’Institut national de la statistique et de la démographie, la croissance a atteint 7,5 % en 2024 contre 6,4 % en 2023, portée par l’ensemble des secteurs. Les services demeurent le principal moteur, tandis que l’industrie profite du développement de l’agro-industrie et de l’activité au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé.
L’agriculture a également contribué à cette progression. Les perspectives restent solides : la Banque mondiale anticipe une croissance d’environ 7 % en 2026, un niveau qui placerait le pays parmi les économies les plus dynamiques de la zone.
Les autorités béninoises entendent désormais transformer cette performance macroéconomique en amélioration concrète des conditions de vie.
Dans cette optique, le gouvernement a lancé en février 2026 la stratégie de long terme « Vision Bénin 2060 Alafia », structurée autour de la prospérité partagée, de la stabilité, du renforcement de la gouvernance et du rayonnement culturel. Cette orientation vise à soutenir la transformation économique, accélérer l’industrialisation, stimuler l’investissement privé et inscrire la croissance dans une dynamique durable et inclusive.
