Invité à se prononcer sur la création annoncée d’une Agence dédiée à la lutte contre la malaria et les moustiques, le porte-parole du gouvernement a tenu à dissiper toute confusion. À la question de savoir si cette nouvelle structure entraînerait la suppression du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), la réponse officielle se veut rassurante : il ne s’agit pas d’une suppression automatique, mais d’une démarche stratégique pour accélérer les résultats.
Selon le gouvernement, l’objectif premier de l’Agence est d’« aller plus loin et plus vite » dans la lutte contre le paludisme. Face à une maladie qui continue de peser lourdement sur le système de santé et sur les ménages, l’exécutif estime qu’il faut renforcer les mécanismes d’intervention, d’innovation et de coordination. L’option d’un horizon de dix ans s’inscrit dans une logique de planification stratégique, avec des agences conçues pour produire des résultats mesurables dans un délai défini.
Le porte-parole a rappelé que les agences déjà créées dans d’autres secteurs ont permis d’obtenir des performances notables. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la nouvelle structure, appelée à impulser une approche plus offensive contre la prolifération des moustiques et la propagation du paludisme. Il ne s’agit donc pas d’un désaveu du PNLP, mais d’une volonté d’optimiser l’arsenal institutionnel existant.
Quant à l’avenir du Programme national de lutte contre le paludisme, le gouvernement indique que toutes les options restent ouvertes : maintien en l’état, réaménagement ou intégration dans la nouvelle Agence. « Le garder ou le fondre dans l’Agence, on déterminera », a précisé le porte-parole, soulignant qu’il ne s’agit plus d’une question de temps, mais d’efficacité.
La priorité demeure claire : accélérer la lutte contre la malaria pour réduire durablement son impact sur la population.
